Passé l’euphorie des premières années, les start-up doivent se structurer et s’organiser pour devenir pérennes. Après tout, ce sont des boîtes comme les autres.

Pas facile, la vie de start-up. Sur 10 jeunes pousses créées, il n’en reste qu’une sur pied, parfois deux, après cinq ans d’existence. Une véritable hécatombe qui pourrait s’expliquer par la fameuse «start-up mania», qui dope la création de jeunes pousses techno, et la manière parfois un peu frivole avec laquelle les créateurs et les créatrices considèrent la gestion et le développement de leur entreprise. «Créer une jeune pousse, tout le monde peut le faire. Le vrai défi, c’est de tenir dans la durée», souligne Gaël Duval, le fondateur de JeChange. Et il sait de quoi il parle. En douze ans, sa société, spécialisée dans la diminution du montant des factures des entreprises et de celles des particuliers, est devenue une PME aux ambitions européennes, employant 150 personnes.

Son comparateur en ligne (pour optimiser les factures d’énergie, de gaz, de téléphones et d’assurance) a séduit des milliers de clients et lui a permis d’enregistrer un chiffre d’affaires de 13 millions d’euros l’an dernier. Sa recette? Le travail, le travail et encore le travail. «Devenir une PME, puis une ETI, c’est le Graal. Cela récompense de nombreux efforts fournis.» En effet, pour en arriver là, il faut, certes, avoir un sacré tempérament de vendeur mais savoir aussi réorganiser l’entreprise, embaucher des collaborateurs, mettre en place des règles et des procédures comme dans une vraie boîte. Et ce n’est pas toujours une mince affaire. Voici l’histoire et les conseils de cinq entrepreneurs qui ont réussi à transformer leur start-up en véritable PME.

Source – Capital