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Entrepreneur(e)s, osez demander de l’argent pour vous lancer !

Pour lancer votre projet entrepreneurial, aux oubliettes plans d’épargne cassés et économies personnelles volatilisées  ! Certes, les clichés ont la vie longue. Mais des banquiers aux réseaux d’accompagnement, les experts sont formels : pour réussir sa création d’entreprise puis son déploiement, il faut oser aller les voir. Tout simplement.

Oser lancer son projet entrepreneurial est une chose. Agir le plus efficacement possible pour qu’il se déploie et se pérennise en est une autre. Oubliez les décolletés et autres costumes-cravates pour séduire. « Ce qui compte c’est la qualité du projet. Le banquier est là pour voir l’assurance de pérennité d’une entreprise », expose Florent Lamoureux, directeur du marché des professionnels à la Caisse d’Epargne. Pour y parvenir, ce dernier et d’autres experts ont livré le parfait plan d’attaque à mettre en œuvre pour réussir son lancement d’entreprise lors d’une table ronde sur le Salon des Entrepreneurs de Paris le 6 février 2019 (l’intégralité de l’échange est à voir en bas de l’article, ndlr).

Du prêt d’amorçage, aux aides à l’export, à l’innovation, etc., « il existe de nombreux dispositifs, mais on ne sait pas forcément les mettre en synergie », déclare Valérie Geoffroy, qui a fondé en mai 2016 Biomaneo, une société de Biotech qui propose notamment des kits de dépistage des maladies génétiques les plus répandues dans le monde. Pour aider les chefs d’entreprises à y voir plus clair, ces acteurs du financement se sont mobilisés autour d’un ouvrage très didactique.

Un Guide du Routard pour tout savoir sur l’entrepreneuriat

Agnès Bricard, notamment présidente d’honneur du Conseil supérieur de l’Ordre des Experts-comptables, le martèle : il est vital de se plonger au cœur de l’information économique du secteur dans lequel on se lance, mais aussi et surtout de ce que propose tout l’écosystème entrepreneurial. Pour flécher la route, elle a donc contribué, avec la Caisse d’Epargne entre autres, à écrire Le Guide du Routard du financement d’entreprise.

Cet ouvrage gratuit et disponible sur le web (cliquez ici pour télécharger sa version digitale) peut devenir un véritable allié pour toutes celles et tous ceux qui créent ou reprennent une entreprise, selon Caroline Plé, architecture à la tête de son cabinet ADDE. Elle qui s’est d’abord lancée sur ces propres deniers en cassant un Plan Epargne Logement avant d’être contrainte à retourner au salariat, le confirme. « Le financement est primordial dans un projet quel qu’il soit. Et puisque nous n’avons pas nécessairement le temps de s’interroger, de tout connaître, quand on travaille plus de 10 heures par jour, ce guide peut être un vrai livre de chevet. (…) C’est super d’avoir de l’ambition, de la fierté, mais ce n’est pas suffisant. Il faut s’entourer de bons partenaires. » Hélas, nombre d’entrepreneurs en herbe négligent ce passage que tous s’accordent à définir comme obligé. « Seuls 15% des porteurs de projets seraient accompagnés par des réseaux. Or, ces derniers ouvrent des voies, sont là pour construire des fondations solides », estime Florent Lamoureux.

Et le choix ne manque pas. Incubateurs, accélérateurs, pépinières, associations, mais aussi le Love Money, le crowdfunding, les business Angels, les fonds publics et les investisseurs privés, les prêts d’honneur et les emprunts bancaires. De Bpifrance à Initiative France, tout est répertorié dans ce Guide du Routard pas tout à fait comme les autres. Les fiches et les conseils ajoutent de la concision et de la clarté à l’exhaustivité de son contenu.

Les femmes entrepreneures encore devancées par les hommes

Dans ce chemin de la création, tous les entrepreneurs ne sont hélas pas égaux. Ainsi, les femmes qui représentent la moitié de la population française ne seraient que 32 % parmi les créateurs d’entreprises. Le machisme planerait-il encore sur l’univers pourtant ultra diversifié de l’entrepreneuriat ? Si on ne peut le confirmer, une certitude demeure à la vue des chiffres : les femmes sont encore minoritaires parmi les quelque 550 000 nouvelles entreprises que compte la France chaque année (591 000 en 2017 selon l’Insee).

D’après les experts présents sur le Salon des Entrepreneurs, il y aurait plusieurs raisons à ce déséquilibre. Une étude initiée par la Caisse d’Epargne révèle que les femmes ont une aversion au risque plus grande que les hommes. Elles s’avèrent plus prudentes, notamment par peur de mettre en péril les finances de la famille. Pour faire face à ce problème et tendre progressivement vers la parité, la banque privilégie le conseil et la réassurance : « Nous sommes là pour leur dire : ‘n’ayez pas peur, nous sommes votre regard tiers’ », confirme Florent Lamoureux.

Hélas, la réalité du terrain donne encore raison aux chiffres : « Les femmes n’osent pas révéler leurs ambitions, estime Chrystèle Gimaret, la présidente du réseau Les Premières. Souvent, elles n’osent pas aller chercher les financements et le font sur leurs propres deniers. » Lors du débat, tous les intervenants s’accordent sur ce point : aujourd’hui, ne passer par aucun des réseaux existants est une erreur quasi suicidaire. Elle est de celles qui contribuent hélas à faire grossir les rangs des 30 % de sociétés qui mettent la clé sous la porte avant d’avoir soufflé leurs trois premières bougies. C’est d’ailleurs un écueil d’autant plus grand que le banquier a besoin de garantie pour débloquer des fonds.

Le banquier, un maillon essentiel de la chaîne de financement

Agnès Bricard est absolument formelle. « Pour le banquier, ce qui compte c’est que quelqu’un d’autre que lui croit en vous ! » Cet acteur capital dans la recherche de financements externes est très sensible aux accompagnements auxquels l’entrepreneur doit faire appel avant de le solliciter. Ce sont en effet tous ces réseaux en amont « qui permettent à un entrepreneur d’être challengé, d’avoir le bon discours, mais aussi le bon costume et bien sûr le bon projet », développe la modératrice de la table ronde. Surtout qu’il accorde en général des prêts avec un effet levier moyen multiplié par sept par rapport au prêt d’honneur. Et Agnès Bricard d’ajouter : « Certes, le prêt bancaire a un taux, mais il tourne souvent autour de 1,5. » On est donc très du crédit à la consommation !

Parmi les offres probablement moins connues, il existe aussi des Prêts Décollage Pro à taux zéro. Ces derniers s’ajoutent à un prêt classique et ont été créés comme « un bonus pour tous les entrepreneurs passés par des réseaux d’accompagnement en amont. » La raison de ce coup de pouce est simple pour Florent Lamoureux. « Nous nous sommes rendu compte qu’il est moins risqué de financer un projet qui a déjà bénéficié d’un prêt d’honneur. Que ce soit pour 5 000 ou pour 5 millions d’euros, c’est une garantie énorme pour nous ». Et là encore, les chiffres parlent. Au bout de trois années d’activité, une société suivie dès ses débuts a 90 % de chance d’être encore là, contre 60 % pour les entrepreneurs n’ayant pas cherché ces soutiens dès leurs premiers pas, affirme Bernadette Sozet, déléguée générale d’Initiative France. Mais une fois lancé, le pari est de tenir dans la durée. Or le parcours est toujours semé d’embuches.

Gérer son poste client, une vigilance de chaque instant

« Dans toutes les études, le premier motif de dépôt de bilan en France tient aux problèmes de trésorerie », certifie Florent Lamoureux. Avec la légalité de payer à J+60, soit deux mois après la livraison d’une commande, la problématique du manque de fonds propres peut rapidement se faire criante. Ces décalages de trésorerie peuvent mettre en grande difficulté, notamment dans le B2B. Pour affronter cette situation, l’affacturage est l’une des possibilités. « Il ne faut pas hésiter à consulter des spécialistes. En général, les banques intègrent ce service. C’est notre cas à la Caisse d’Epargne », précise son directeur du marché des professionnels.

Globalement, il faut solidement réfléchir à son business plan et à son plan de financement, y inclure son plan de trésorerie pour amortir tout risque de décalage de paiement. Bref, entrepreneur déjà dans la course ou en devenir, vous savez ce qu’il vous reste à faire. En amont, sachez vous entourer. Et pas uniquement de votre famille et de vos amis, mais bien de toute une chaîne d’experts, des réseaux d’accompagnement aux acteurs bancaires. Pour gérer et déployer tout votre capital, munissez-vous de votre petit livre rouge et osez demander des sous !

Source – WidooBiz

Les 4 informations startup à retenir ce 29 janvier 2019

Chaque jour, retrouvez dans notre article EnBref les informations startup à côté desquelles il ne faut pas passer.

Les 8 startups qui participent à Impact China 2019 sont…

Bpifrance et Business France ont sélectionné les huit lauréats qui partiront à l’assaut du marché chinois lors de trois missions successives dans l’Empire du milieu. Ils se sont réunis les 28 et 29 janvier au Hub de Bpifrance pour un bootcamp de deux jours destiné à les préparer aux particularités de ce marché prisé des startups. AgorizeAllegorithmicAmethysteDisplayElichensPricemoovSBG Systems et VisioNerf partiront dès le 18 mars en Chine pour découvrir quatre écosystèmes majeurs : Shenzhen-Canton, Shanghai, Pékin avant de se rendre à Hong-Kong.

691 000 créations d’entreprises en France en 2018, un record

Le nombre de créations d’entreprises en France a atteint en 2018 un record de 691 000, tiré par une progression de 28% des micro-entreprises, ainsi que des entreprises individuelles classiques (+20%), a rapporté mardi l’Insee. Les créations de sociétés, personnalités morales qui nécessitent la mobilisation d’un capital, n’ont en revanche augmenté que de 2%, a ajouté l’Institut national des statistiques. Le total des créations d’entreprises, en hausse de 17% par rapport à 2017, est le plus élevé jamais atteint depuis la création du statut d’auto-entrepreneur en France en 2009, devenu entretemps micro-entrepreneur et qui obéit à des contraintes administratives allégées. Les micro-entreprises représentaient l’an dernier 45% du total des entreprises créées, en hausse de quatre points par rapport à 2017, tandis que la part des entreprises individuelles classiques restait stable à 26%, et que la part des sociétés diminuait de 33% à 29%.

La formation de développeur du Wagon obtient la certification de niveau II

La Commission Nationale de la Certification Professionnelle (CNCP) a accordé à la formation Concepteur(trice) – Développeur(euse) d’applications web la certification de niveau II, correspondant à des formations de niveau bac+3/4. « Pour Le Wagon, ses professeurs et tous les élèves, c’est évidemment une fierté de voir la formation reconnue à un niveau si élevé par l’État« , explique Romain Paillard, COO et cofondateur du Wagon. Cela ouvre notamment la possibilité aux étudiants du Wagon de faire financer leur formation par divers organismes.

Deux nouveaux partenaires rejoignent l’accélérateur French Assurtech

La structure dédiée aux startups de l’assurance a conquis deux nouveaux partenaires. Déjà forte du soutien de nombreux acteurs – La Communauté d’Agglomération du Niortais, Groupama CA, IMA, Maaf, Macif, Maif et le Medef Deux-Sèvres – French Assurtech se voit renforcer par l’engagement de la Mutuelle de Poitiers Assurances et le groupe belge P&V.

Source – Maddyness.com



5 conseils pour transformer son idée en entreprise

Le Salon des entrepreneurs revient les 6 et 7 février prochains à Paris, au Palais des Congrès. A cette occasion, Maddyness et la CCI Paris Ile-de-France ont dressé une liste de conseils dédiés aux futurs créateurs d’entreprise qui veulent transformer leur idée en entreprise. Retour aux bases.

Monter son business découle d’une courageuse décision : faire de son projet une véritable entreprise. Mais comment s’assurer de sa pertinence ? Que se cache-t-il derrière et quelle est sa valeur réelle ? Est-il possible de le mettre en oeuvre sans se faire accompagner ? Maddyness, avec la CCI Paris Ile-de-France, vous donnent 5 conseils pour transformer votre idée en réalité.

1 – Vérifier que son idée correspond à un besoin

Victor Hugo disait que “rien n’est plus puissant qu’une idée dont le temps est venu”, et nous ne pouvons que le rejoindre sur ce point. Car avoir une idée de projet, c’est déjà un grand pas. Cependant, avant de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale, il faut être en mesure de répondre à une interrogation simple : “vais-je avoir des clients ? ”. Question qui peut paraître absurde, mais qui a déjà posé bien des problèmes à celles et ceux qui ne l’ont pas sérieusement abordée. Laurent Mabire, chargé de la coordination de l’appui aux entreprises à la CCI Paris Ile-de-France, prévient : “ce n’est pas l’idée qui fait le client, mais bien le client qui va transformer l’idée en opportunité d’affaires”. Alors, si le client n’est pas clairement identifié, il peut être sage de repenser le projet pour éviter de foncer dans le mur. Ne pas oublier que la démarche entrepreneuriale a généralement pour but de répondre à un besoin.

2 – Éliminer les zones de flou

Pour continuer dans cette lancée, le futur entrepreneur doit être en mesure de faire un point sur ses capacités personnelles et son projet. Faire son autocritique en somme. L’idée, lors de cette phase, est de se poser toutes les questions afin d’éliminer les zones de flou, de doute, voire même de manque. Quels sont les atouts de ma personnalité ? Quelles compétences complémentaires aux miennes vais-je devoir chercher ? Quels sont les points de résistance du projet à date ? etc. Pour Laurent Mabire, “c’est comme pour les bonnes résolutions 2019, on peut décider de se mettre au footing, mais au bout de quelques kilomètres les premières résistances apparaissent : on est fatigué, on a froid… Il faut savoir si l’on est vraiment prêt et motivé pour les surmonter”.

Dans un deuxième temps, en termes de gestion de projet, il faut se demander : à qui je m’adresse ? Comment ? Avec qui ? Avec quelles ressources ? Quels partenaires ? etc. Ce questionnement sur deux niveaux aide à déterminer la valeur du projet. Lors de cette phase, faire appel à un conseiller peut être un plus, car la vision d’un tiers permettra de savoir s’il y a une logique dans ce qui se construit. Il aidera également le porteur de projet à éclairer les zones de flou.

3 – Bien étudier la valeur du projet

Une fois les zones de flou évacuées, il est primordial de s’interroger sur la valeur du projet. Cette notion de valeur est importante car c’est elle que le client va acheter in fine. Financière ou non, la valeur est déterminée grâce à une série d’investigations. L’entrepreneur doit se questionner sur ce qui existe sur le marché, quels en sont les acteurs et les grandes tendances. Cela lui permettra de mesurer la viabilité de son idée. Puis, il doit entrer dans une analyse de plus en plus précise, en faisant des enquêtes client, des POC – Proof Of Concept -, des tests consommateurs… de façon à se rapprocher d’un produit ou service qui corresponde à un concept viable.

4 – S’appuyer sur ses réseaux

L’idée est bonne, les zones de flou éliminées, la valeur sérieusement étudiée. Mais ce n’est pas tout ! Pour que le projet puisse voir le jour, le chef d’entreprise doit parallèlement activer ses réseaux. “L’entrepreneuriat est une histoire de rencontres qui reposent sur la confiance, explique Laurent Mabire. On a toujours besoin d’un réseau de fournisseurs et de clients avec qui une confiance mutuelle est établie. Depuis longtemps, les rencontres font les opportunités d’affaires. Le rôle de la CCI Paris Ile-de-France, par exemple, est notamment de provoquer ces rencontres pour aider les dirigeants à constituer leurs réseaux”.

Au final, on peut considérer que l’utilisation des réseaux relève d’une réelle technique marketing puisque cela peut ouvrir sur des opportunités commerciales. Par ailleurs, le fait d’appartenir à un réseau montre le niveau de maturité d’un entrepreneur et lui permet de dépasser ses propres craintes en rompant l’isolement. Au moment où des idées négatives surviennent, le fait d’en parler en réseau peut aider à apaiser des doutes, être moins stressé et rebondir en conséquence.

5 – Ne pas hésiter à se faire accompagner

Il n’est pas inconcevable de créer sa boite sans se faire accompagner, et cela, plus d’un entrepreneur vous le dira. Néanmoins, un regard bienveillant peut être le bienvenu pour avancer efficacement. “Certains chefs d’entreprise qui n’ont pas été accompagnés dès le début se retrouvent parfois bloqués, ce qui rend le démarrage de leur activité difficile. Un accompagnement va souvent leur permettre de revoir les fondamentaux afin de repartir sur de meilleures bases.” explique Laurent Mabire.

En outre, certains entrepreneurs considèrent déjà avoir les compétences requises à la création d’une entreprise. Souvent, ce sont d’anciens cadres qui estiment que leur expérience dans de grands groupes suffit. Bien qu’ils bénéficient de réelles connaissances, il oublient trop souvent le fait que, dans une grande structure, c’est la complémentarité des rôles qui permet à l’entreprise d’avancer. Or quand on veut lancer son projet, on ne peut plus compter sur un entourage aussi établi. Par ailleurs, certains créateurs sont des techniciens ou ingénieurs, très pointus dans leur métier, mais qui n’ont pas de compétences en termes de pilotage d’entreprise. Se faire accompagner leur permettra de prendre de la hauteur et de devenir de véritables entrepreneurs.

Cameron McQuale, fondateur de Local Bear – bistrot qui associe bières locales et restauration franco-américaine – témoigne justement de l’importance que l’accompagnement a eu pour son projet. “Comme je suis très déterminé, je pense que mon projet se serait concrétisé dans tous les cas. En revanche, cela aurait pris plus de temps et se serait passé dans d’autres conditions. Par exemple, je n’aurais sans doute pas eu accès au local que j’ai aujourd’hui à Colombes. A l’époque, je n’avais aucune expérience de chef d’entreprise. La CCI Hauts-de-Seine m’a donc épaulé dans la constitution d’un dossier solide pour l’obtention de ce local. Elle m’a également aidé à bâtir mon business plan et mon bilan prévisionnel, étapes compliquées quand on démarre. Grâce à l’appui et au réseau de la CCI, j’ai par ailleurs pu obtenir un prêt à 1 % de 172 000 € sur 7 ans. Si j’avais été seul, j’aurais difficilement pu accéder à une offre aussi avantageuse.”

Surtout, il faut éviter d’attendre que l’entreprise soit en difficulté pour aller chercher un accompagnement. “Certains viennent voir la CCI trop tard, car l’entreprise est déjà dans une situation critique. Alors que plus on est accompagné tôt, plus on est vigilant sur les risques.” conclut Laurent Mabire.

Envie d’en savoir plus sur les étapes de création d’entreprise ? Retrouvez la CCI Paris Ile-de-France et tous les acteurs de la création et du développement des entreprises au Salon des entrepreneurs, les 6 et 7 février 2019.

Maddyness, partenaire média de la CCI Paris Ile-de-France.

Source – Maddyness

4 choses que nous faisons différemment parce que nous sommes une startup sociale

Être une entreprise sociale, qu’est-ce que ça change ? Revue de détail par Guillaume Desnoës, cofondateur d’Alenvi.

Social business, entreprise à mission, ESUS… Avec leurs spécificités, ces noms désignent des formes d’entreprise qui utilisent le capitalisme pour créer de la qualité pour l’ensemble de leurs parties prenantes : employés, clients, actionnaires, l’environnement… On en entend de plus en plus parler et c’est tant mieux ! Dompter le capitalisme pour le mettre au service du développement humain, c’est en effet le défi de notre génération et l’actualité brûlante est là pour nous le rappeler.

Si on ne peut que louer les nobles objectifs des entrepreneurs sociaux, il est parfois compliqué de se figurer de l’extérieur ce que ça change vraiment au quotidien. Dans le cadre d’Alenvi, l’entreprise sociale que nous avons créée pour humaniser l’accompagnement des personnes âgées, voici certaines de nos pratiques qui sont les illustrations directes de notre vocation sociale.

Employees first

En tant qu’entrepreneurs, nous prenons la responsabilité d’embarquer des gens dans un projet, de leur fournir un travail. Ça n’a de sens humainement que si cela leur permet de se développer professionnellement et personnellement. Chez Alenvi, nous cherchons déjà à fournir aux salariés que nous recrutons un salaire supérieur à notre convention collective et la possibilité de travailler à temps plein (il y a 70% de temps partiel subi dans notre secteur). Nous proposons également à toute l’équipe des formations en continu, avec toujours le souci de développer d’abord le savoir-être de la personne formée.

Enfin, et c’est le plus important, nous développons un mode d’organisation centré sur l’autonomie et la subsidiarité. Chez Alenvi, nous pensons profondément que priver quelqu’un qui travaille de la capacité de s’organiser soi-même et avec ses collègues, ça n’est pas aller dans le sens du développement humain. Concrètement les auxiliaires d’envie, qui accompagnent les personnes âgées au quotidien, gèrent eux-mêmes, en équipe, leur planning, la relation avec les familles, le recrutement de leurs collègues…

Sur la prospection, nous nous sommes rendu compte que nous avions besoin de personnes extérieures aux communautés pour pouvoir parler aux prospects, y compris pendant que les auxiliaires travaillent. Il y a bien une équipe dédiée à ça chez Alenvi, mais elle a à cœur de collaborer avec les équipes en harmonie sans que ces dernières se sentent dépossédées de leur travail.

Pas de barrière de prix pour les clients

Quand nous avons lancé notre service d’aide à domicile innovant, nous avons commencé par appliquer la théorie classique de stratégie d’entreprise : soit on fait du low cost de masse avec des volumes importants, soit on fait du premium de niche, avec moins de volume mais plus de valeur économique créée. Nous avons ainsi développé notre première clientèle dans l’Ouest parisien, avec un tarif plutôt élevé de 26 euros par heure. Nous nous disions que si cette clientèle, qui a les moyens d’être exigeante, n’était pas prête à payer pour un service de qualité, cela ne marcherait jamais. Nous nous disions aussi que, même si on travaillait pour des clients aisés, le fait de valoriser le métier d’auxiliaire de vie avait du sens en soi et qu’il fallait bien commencer quelque part…

Mais, assez vite, l’équipe et notamment les auxiliaires se sont rendu compte que, pour être totalement alignés avec nos valeurs, il fallait que nos services puissent être aussi accessibles aux bénéficiaires qui ont des très faibles ressources. L’engagement d’Alenvi pour la valorisation du métier d’auxiliaire de vie, c’est un engagement pour la dignité, pour la primauté de l’humain sur d’autres considérations. Ceux qui le portent ne peuvent pas rester indifférents au sort des personnes âgées qui cumulent la perte d’autonomie avec des situations financières ou sociales compliquées.

Nous avons donc mis en place fin 2017 un tarif social qui module notre prix en fonction des revenus des bénéficiaires. Les personnes âgées 100% prises en charge par l’allocation personnalisée à l’autonomie peuvent ainsi bénéficier de nos services sans débourser un centime.

Des actionnaires alignés

Les convictions, les engagements, c’est bien beau mais dans quel cadre statutaire et juridique doivent-il s’exercer pour être pérennes ? Malgré le pouvoir et la responsabilité d’impact sur la vie des gens qu’elle a, une entreprise, de base, ça n’est dans le droit français qu’un contrat entre actionnaires. Ces derniers ont en réalité tout le pouvoir et sont en droit à tout moment de faire fi des engagements sociétaux au profit d’impératifs économiques. Si on veut qu’une entreprise porte des engagements sociaux sur le long terme, il faut enrichir un peu le contrat de base d’une entreprise.

Dans nos statuts, nous avons ainsi indiqué clairement nos engagements dans l’objet, nous avons mis en place un comité de gouvernance partagée avec les salariés et nous avons également limité la dimension lucrative de l’entreprise : pas plus de 50% des bénéfices versés en dividendes et une échelle de salaires dont le ratio est compris entre 1 et 10. Et, comme beaucoup de choses se prévoient aussi dans le pacte d’actionnaires, nous avons également fait figurer des objectifs d’impact social dans ce pacte. Nous assumons d’autant plus nos engagements, et la communication que nous en faisons, dans ce cadre qui garantit qu’ils ne seront pas remis en question.

Un impact social qui se mesure

Le gourou du management Peter Drucker disait qu’on ne pouvait améliorer que ce qu’on pouvait mesurer. Si l’on veut progresser en continu sur la valeur qu’on crée pour ses parties prenantes (employés, clients, collectivité…), il faut la quantifier et, tant qu’à faire, autant prendre l’unité qui sert de référence à tout, l’euro sonnant et trébuchant.

Après un an et demi d’activité, nous avons ainsi réalisé une étude SROI (Social Return Investment) qui démontre que notre modèle peut générer à l’échelle 263 millions d’euros de valeur sociale, avec un retour sur investissement de 2,34. Nos esprits cartésiens n’étaient pas si à l’aise avec l’exercice au départ : comment mesurer la valeur monétaire d’un impact social et humain ? Cette volonté de tout monétiser n’est-elle justement pas la cause des problèmes que nous essayons de résoudre ? Est-ce que c’est fiable ?

En réalité, on n’a pas le choix. Si on ne le fait pas, on n’a à sa disposition que les chiffres économiques de l’entreprise que l’administration, la banque et les actionnaires vous demandent de toute façon. À force de ne regarder que ces chiffres, on en vient à n’optimiser les entreprises que pour produire de la valeur actionnariale sur le court terme.

Il ne faut pas oublier non plus que la comptabilité imposée de l’entreprise repose sur des normes qui n’avaient rien d’évidentes avant qu’elles soient inventées et adoptées. Un jour, j’espère le plus proche possible, tous les entrepreneurs devront tenir une comptabilité sociale et environnementale, dont les règles, comme pour la comptabilité générale, seront simples pour les petites entreprises et plus complexes pour les grandes. Commencer aujourd’hui, c’est être pionnier et contribuer à accélérer ce mouvement de transformation de l’économie. Nous espérons que ces exemples concrets permettront à certains de rendre plus tangible l’entrepreneuriat social.

Alenvi est une entreprise accompagnée par Réseau Entreprendre Paris, réseau privé de chefs d’entreprises qui a vocation à aider des créateurs et repreneurs d’entreprise au démarrage de leurs projets. En 13 ans, la structure a accompagné plus de 500 projets (Michel et Augustin, My Little Paris, Mano Mano, Cheerz…), apporté 13M€ de prêts d’honneur et accompagné la création de plus de 13 000 emplois.

Source – Maddyness



Le startuper, ce client un peu particulier de l’expert-comptable

Les startups sont désormais des acteurs incontournables de l’économie. Difficile de faire l’impasse sur ce marché pour les professionnels du chiffre. Mais quelles sont les attentes de ces entreprises, pas tout à fait comme les autres ?

L’expert-comptable est un partenaire privilégié pour les startups. Mais pour asseoir pleinement cette position de choix, il doit comprendre les aspirations singulières de ces structures et construire un accompagnement adapté.

Le « cocktail start-up », subtil mélange de créativité et de missions comptables traditionnelles

Pour l’essentiel, sauf quelques oiseaux rares, les startupers ne sont pas des « pros » de la comptabilité. La simple vision d’un chiffre – sauf peut-être un chiffre d’affaires bien rempli ! – pourrait même suffire à les tenir à bonne distance… Les experts-comptables ont donc clairement une niche à faire valoir auprès de ces entrepreneurs, à savoir les missions traditionnelles de tenue comptable ou autres gestions fiscale, sociale et juridique.

Mais ces prestations devront être fournies en respectant la créativité entrepreneuriale du startuper. Un véritable numéro d’équilibriste ! Etablir un cadre sécurisant et porteur pour le projet tout en amenant des solutions elles-mêmes créatives pour accompagner – sans brider – le dynamisme et l’innovation.

Du conseil tous azimuts pour les startupers

Les missions de conseil sont largement mises à l’honneur par l’Ordre des experts-comptables. Et les startups sont des clients de choix pour ce type de services à forte valeur ajoutée !

L’expert-comptable doit être le DAF externalisé de la start-up. Pris dans le flot du quotidien, les startupers ont besoin d’un prestataire pour leur apporter une vue distanciée et rationnelle sur leur business. Les professionnels du chiffre peuvent alors vendre de nombreuses missions : des prévisionnels, un accompagnement sur le business plan ou même sur le modèle économique de l’entreprise, un support pour mettre en place les fameuses levées de fonds, avec dans ce cas des honoraires conséquents à la clé !

L’expert-comptable à toutes dispositions pour devenir un véritable « coach » du startuper.

Source – Le Monde du Chiffre



START-UP, VOICI COMMENT DEVENIR UNE PME SANS PERDRE VOTRE ÂME START UP

Passé l’euphorie des premières années, les start-up doivent se structurer et s’organiser pour devenir pérennes. Après tout, ce sont des boîtes comme les autres.

Pas facile, la vie de start-up. Sur 10 jeunes pousses créées, il n’en reste qu’une sur pied, parfois deux, après cinq ans d’existence. Une véritable hécatombe qui pourrait s’expliquer par la fameuse «start-up mania», qui dope la création de jeunes pousses techno, et la manière parfois un peu frivole avec laquelle les créateurs et les créatrices considèrent la gestion et le développement de leur entreprise. «Créer une jeune pousse, tout le monde peut le faire. Le vrai défi, c’est de tenir dans la durée», souligne Gaël Duval, le fondateur de JeChange. Et il sait de quoi il parle. En douze ans, sa société, spécialisée dans la diminution du montant des factures des entreprises et de celles des particuliers, est devenue une PME aux ambitions européennes, employant 150 personnes.

Son comparateur en ligne (pour optimiser les factures d’énergie, de gaz, de téléphones et d’assurance) a séduit des milliers de clients et lui a permis d’enregistrer un chiffre d’affaires de 13 millions d’euros l’an dernier. Sa recette? Le travail, le travail et encore le travail. «Devenir une PME, puis une ETI, c’est le Graal. Cela récompense de nombreux efforts fournis.» En effet, pour en arriver là, il faut, certes, avoir un sacré tempérament de vendeur mais savoir aussi réorganiser l’entreprise, embaucher des collaborateurs, mettre en place des règles et des procédures comme dans une vraie boîte. Et ce n’est pas toujours une mince affaire. Voici l’histoire et les conseils de cinq entrepreneurs qui ont réussi à transformer leur start-up en véritable PME.

Source – Capital

Les 6 outils de veille pour lancer votre entreprise

Lancer son entreprise n’est pas aussi simple que les médias peuvent le laisser sous-entendre. La réussite ne se décrétant pas et les atouts d’un bon entrepreneur n’étant pas innés, nous avons dressé la liste de tous les outils que vous pouvez utiliser pour aiguiser vos armes et lancer le prochain business qui cartonne.

Les médias

Si vous avez déjà l’idée, encore reste-t-il à savoir comment bien l’exécuter. Faut-il se lancer seul, à plusieurs ? Quel statut choisir pour sa société ? Faut-il lever des fonds ? Si oui, à quel moment ? Comment concilier sa vie d’entrepreneur et sa vie perso ? Au-delà des fiches pratiques – les MaddyBasics – que Maddyness vous a concoctées sur ces sujets, trois autres médias (parmi une offre pléthorique) permettent de se munir des clés pour aller plus loin que son idée.

  • Blog Entreprendre Autrement : quoique récent, ce média est riche en articles conseils et en interviews. Un vrai outsider dans cette liste, utile avant de se lancer dans l’entrepreneuriat ou pour développer son business au quotidien. Son petit plus ? Si vous êtes à la recherche d’un projet pour devenir votre propre patron ou pour avoir un complément de revenu, un espace de contact permet d’échanger avec un conseiller sur des opportunités de leur partenaire (AXA).
  • Swenson : Ce n’est pas qu’un magazine d’inspiration ! Swenson c’est aussi une communauté de passionnés qui prône une nouvelle manière de travailler et de se lancer dans ses projets. Et pour concrétiser tout ça, un lieu : la Swenson House, une superbe demeure dans le Finistère pour venir travailler sans pression.
  • Wydden : Anciennement 1001startups, Wydden est un site d’information freemium. Interviews de startuppers, astuces et articles plus didactiques sur les nouvelles technologies, le monde qui se dessine sous le pinceau des entrepreneurs n’aura plus de secret pour vous.

Les sites institutionnels

Ne négligez pas les ressources institutionnelles lorsque vous vous lancez. Ce ne sont pas toujours les plus attrayantes, pourtant l’information y est fiable et les expertises indéniables.

  • Les sites des CCI : Pour obtenir de l’information sur les initiatives locales en faveur de l’entrepreneuriat, découvrir des conseils et des programmes d’accompagnement, rendez-vous sur les sites régionaux des Chambres de commerce et d’industrie.
  • Business France : Business France a lancé de nombreux outils pour permettre aux entrepreneurs de mener à bien leurs projets à l’international et pour attirer les investissements sur le territoire français. La structure organise des événements en France mais permet aussi aux startups tricolores d’exposer sur les plus gros salons à l’international.
  • La French Tech : Retrouvez-y toute l’actualité de la French Tech, la grande bannière sous laquelle se rejoignent les entrepreneurs français. Véritable outil de visibilité de l’entrepreneuriat français à l’étranger, la French Tech permet une plus grande collaboration des entrepreneurs sur les territoires.

Les événements

L’offre en Europe est pléthorique. Entre les salons spécialisés et les grands raouts de l’entrepreneuriat et de la startup nation, on pourrait facilement passer le plus clair de son temps à serrer des mains aux événements. Si vous avez peur de perdre votre temps, concentrez-vous sur les indéboulonnables, qui ont chacun leurs spécificités.

  • Salon des Entrepreneurs : Le salon des entrepreneurs est un incontournable sur la scène événementielle entrepreneuriale européenne. À Paris, Lyon, Marseille et Nantes, startuppers et dirigeants d’entreprises se retrouvent pour échanger, s’inspirer et présenter leurs solutions.
  • Salon de la Franchise : Ce salon européen permet chaque année la rencontre de plus de 36 000 investisseurs, créateurs d’entreprise et commerçants avec les dirigeants de 495 enseignes françaises et internationales.
  • Elle active : Le forum Elle Active, qui se déplace à Nice, Lyon, Toulouse et Paris est dédié aux entrepreneures et propose ateliers pratiques, débats et tables-rondes pour permettre aux femmes d’aller toujours plus loin dans leurs projets.

Les MOOcs

Pas le temps de courir entre les rendez-vous et les meetups ? Les MOOCs permettent de se former derrière son ordinateur et sont accessibles à n’importe quel moment. Même à 23h quand les enfants dorment enfin ou à 3h du matin en rentrant de soirée (l’ambition ne devrait avoir aucune limite, non?).

  • Des elles pour financer son entreprise – La Fondation Entreprendre présente son MOOC à destination des femmes qui souhaitent apprendre à lever des fonds, à fixer le prix de leur produit ou solution ou encore à établir un bilan financier rigoureux. Ces 4 séquences réparties sur 4 semaines permettent de mieux appréhender la partie financière, souvent bloquante, de son projet. Un essentiel à faire avant de se lancer !
  • Avoir l’audace d’entreprendre – La Paris School of Business a développé un MOOC pour ceux qui pensent que l’entrepreneuriat n’est pas pour eux. Avant d’avoir des grandes idées, encore faut-il avoir l’état d’esprit entrepreneurial. Ce cours a donc pour objectif de rompre avec les idées reçues et de dresser le portrait de l’entrepreneur(e) accomplie(e).
  • Lancez votre projet innovant – L’Ecole polytechnique revient dans ce MOOC sur les étapes nécessaires au lancement concret d’un projet : réalisation de projections financières, définition d’un business plan, pitch…

Les communautés / meetups d’entrepreneurs

Entreprendre n’est pas une mince affaire et il est toujours utile de pouvoir confronter son expérience et aller piocher des conseils chez des dirigeants d’entreprise aguerris qui ont essuyé les plâtres. Pour ce faire, de nombreux réseaux et communautés ont vu le jour en France. Nous n’en n’avons listé qu’une infime partie. Libre à vous de chercher celui qui vous correspond le mieux.

  • Bouge ta boîte : Marie Eloy a créé ce réseau pour permettre aux femmes de s’entraider et de développer leur business grâce aux conseils et au mentorat des membres du réseau. Ateliers, rencontres business, mais aussi réseau social dédié, Bouge ta Boite permet de mettre en oeuvre la force du collectif au service de son projet.
  • Réseau Entreprendre regroupe 63 associations dans 10 pays du monde et plus de 14 000 chefs d’entreprise prêts à se soutenir et à s’aider à avancer dans la gestion de leur entreprise.
  • The Family Meetup Paris : on ne présente plus The Family qui a accompagné et accompagne de nombreux success story françaises. Pour se voir dispenser leurs précieux conseils et rencontrer ceux qui vous donneront envie de remonter vos manches, The Family organise régulièrement des meetups sur des thèmes très spécifiques.

Les podcasts

Tout comme les MOOCs, les podcasts s’écoutent n’importe quand, et n’importe où. Idéal pour avancer dans ses projets et s’enrichir du vécu d’autres entrepreneurs, voici quelques podcasts pensés pour les makers.

  • Génération Do It Yourself : Au micro de Matthieu Stefani (le fondateur de Cosa Vostra), créateurs d’entreprises, sportifs, artistes et autres personnalités, en disent long sur leur aventure et ce qui les a mené au succès. Mode de pensée, organisation, outils ou encore manière de faire, tout y est décortiqué pour vous inspirer.
  • Startup Stories : Et parce que les Français n’ont pas l’apanage des bons conseils, le Financial Times a lancé son podcast sur le sujet. Au menu : des rencontres avec des entrepreneurs à succès qui racontent ce qui les a mis sur la bonne trajectoire.
  • Les Talks du Wagon : Chaque semaine, Le Wagon, célèbre école de code, invite un entrepreneur pour revenir sur son parcours et l’histoire de sa startup. Échecs, coups de génie, ambition et coups de mou, ils racontent tout !

Vous avez tout l’équipement désormais pour vous lancer !

Source – Maddyness

Levées de fonds en cryptoactifs : l’ANC définit un cadre comptable

L’Autorité des normes comptables (ANC) publie un règlement définissant le cadre comptable des levées de fonds en cryptoactifs, ICO (Initial Coin Offerings), qui devrait s’appliquer dès 2018.

Sans attendre l’adoption définitive du projet de loi Pacte qui comporte le futur cadre juridique des ICO, l’ANC a souhaité « fixer un cadre permettant aux opérations de se développer de façon transparente ».

Les jetons (ou « tokens ») qui présentent les caractéristiques de titres financiers, de contrats financiers ou de bons de caisse, sont comptabilisés comme tels conformément au plan comptable général (PCG). Pour les autres jetons, le règlement de l’ANC définit un traitement spécifique.

Enregistrement chez l’émetteur en fonction du « white paper »

Sur la base d’une analyse du document de présentation de l’offre de jeton, le « white paper », les droits et obligations vis-à-vis des émetteurs et des acquéreurs permettent de définir le traitement comptable à adopter :

– enregistrement en emprunts et dettes assimilées si l’ICO s’analyse comme une dette remboursable ;

– comptabilisation en produits constatés d’avance s’il existe une obligation de fournir des biens ou des services restant à livrer ;

– à défaut, enregistrement en produits définitivement acquis.

Dans tous les cas, les jetons sont enregistrés à leur date d’émission pour leur valeur de souscription.

L’information à porter en annexe doit permettre d’expliquer la nature du projet et les différents effets de l’ICO sur les états financiers. De plus, des informations sur la cotation et le nombre de jetons émis et restant à émettre sont demandées.

Enregistrement chez l’acquéreur en fonction de l’intention d’utilisation ou de placement

Si l’acquéreur a l’intention d’utiliser les biens et services attachés aux jetons et ce au-delà de l’exercice en cours, les jetons sont à comptabiliser en immobilisation incorporelle, amortie et dépréciée conformément au PCG. Sinon ils sont enregistrés dans un compte ad hoc 5202 « Jetons détenus » à créer. Dans ce second cas, compte tenu de leur volatilité, il est recommandé de reconnaître la valeur vénale des jetons au bilan.

L’information à fournir dans l’annexe des comptes de l’acquéreur porte essentiellement sur le classement comptable et les modalités de détermination des valeurs vénales des jetons détenus.

Chloé QUEFFEULOU

ANC, Communiqué du 5 décembre 2018 

© Editions Francis Lefebvre – La Quotidienne


TPE : 5 étapes simples pour choisir son logiciel comptable

En matière de logiciels de comptabilité, l’offre est grande et a beaucoup évolué ces dernières années. Comment s’y retrouver ? Quels critères doivent absolument être pris en compte ? Retrouvez un guide clair en 5 étapes et une liste-clé d’éléments à vérifier pour vous aider à faire le bon choix !

« Celui-là a l’air top, en plus il gère la liasse fiscale et prend en compte les dollars ! Ah par contre ça ne va pas aller niveau budget… Et celui-là ? Il a même une app mobile ! Mais tu as vérifié la conformité légale et le nombre d’utilisateurs ? »

Startups, PME, TPE : ce moment est souvent autant attendu que redouté. Choisir un logiciel de comptabilité est une décision-clé de la vie d’une entreprise, qui amène un gain d’efficacité considérable. Pourtant, devant la multitude de logiciels existants, choisir peut vite se transformer en parcours du combattant. D’autant que les dernières innovations font entrer de nombreux critères en jeu qui vont plus loin que la seule saisie comptable (ergonomie, mobilité, intégrations…). Voici un guide simple et une checklist de questions à se poser, pour trouver LE logiciel parfait !

Étape 1 | Pourquoi avoir un bon logiciel est-il indispensable ?

Le logiciel va vous permettre de professionnaliser toute votre gestion comptable. Vous passez ainsi à un stade supérieur de gestion : optimisé, précis et fiable. Parmi les nombreux avantages apportés, on peut citer :

  • Centralisation et traçabilité des données financières (tableaux de bord de gestion clairs)
  • Diminution du risque d’erreurs (liées parfois à la saisie manuelle)
  • Rationalisation des processus (facturation, devis, liase fiscale etc.)
  • Conformité légale (donc aucun risque de sanction)

Conséquences : vous avez une bien meilleure visibilité sur l’activité quotidienne de l’entreprise ! Une vraie aide pour prendre les bonnes décisions stratégiques, sans parler du gain de temps amené par l’automatisation des process.

Étape 2 | Comment démarrer sa recherche du parfait logiciel ?  

Ça y est votre fichier Excel devient définitivement inadapté, vous êtes débordé et  avez saisi l’importance (voire l’urgence !) de vous doter d’un bon logiciel de compta. Mais par où commencer ? Déjà, récoltez des avis !

  • Votre expert-comptable sera d’excellent conseil, connaissant bien l’offre de logiciels disponibles, ainsi que vos besoins. Attention tout de même à ne pas vous fier à son seul avis, puisqu’il est aussi dans son intérêt de vous conseiller le logiciel le plus arrangeant par rapport à son fonctionnement.
  • N’hésitez pas aussi à questionner votre réseau professionnel, partenaires etc. sur leurs expériences & choix en matière de comptabilité et gestion.

Étape 3 | Quel logiciel pour quel type d’entreprise ?

Plusieurs types de logiciels existent selon votre profil :

  1. TPE avec expert comptable: logiciel simple avec les fonctionnalités de base sur la tenue de la compta, voire aussi la facturation et les devis.
  2. Entreprises gérant leur compta en interne : logiciels complets intégrant tout le processus comptable (déclaration TVA, liasse fiscale, notes de frais, etc.).
  3. PME / grandes entreprises préférant faire appel à un ERP : logiciel qui centralisera toutes les données, pour aller plus loin que la seule gestion comptable. Ils sont souvent sur-mesure, couvrant des besoins spécifiques. Retrouvez-ici comment choisir et implémenter un ERP. 
  4. Entreprises dans des secteurs spécifiques : certains logiciels sont particulièrement adaptés à des métiers (bâtiment, restauration par exemple) 

Pour vous aider à y voir plus clair, voici un Top 7 de logiciels qui vont vous faire… aimer la comptabilité (oui oui c’est possible !).

Étape 4 |  La checklist incontournable de questions à se poser 

 Tips : 

  • Ayez une vision long terme ! Vous connaissez une croissance rapide ? Prenez-le en compte pour ne pas avoir à changer de logiciel d’ici quelques mois…
  • Choisissez de préférence le logiciel d’un éditeur reconnu. Vous serez ainsi assuré de certaines garanties (mises à jour, réglementation, support etc.).
  • Si vous décidez de gérer votre comptabilité avec un éditeur de devis et facture, faites attention à ce que celui-ci soit compatible avec les logiciels de votre expert-comptable (concernant l’intégration des données).

Étape 5 | Test… and learn !

La majorité des logiciels disposent d’une version gratuite, sans engagement qui vous permet de les tester durant 30 jours. Une fois votre shortlist de logiciels établie, n’hésitez pas à les tester pour vous familiariser avec l’outil et les fonctionnalités ! Vous serez plus à l’aise avec certaines ergonomies que d’autres par exemple (présentation des tableaux de bord et des rapports etc.). 

Il existe aussi des comparateurs en ligne qui peuvent vous aider à affiner votre choix ou conforter vos idées : 

Vous avez maintenant toutes les cartes en main pour trouver le parfait logiciel de compta, celui qui va vous faire gagner du temps et accompagner votre croissance. 
Ces dernières années ont vu l’émergence de nombreuses nouveautés dans le domaine qui diversifient fortement l’offre de logiciels. Et les innovations ne sont pas prêtes de s’arrêter avec l’arrivée des chatbots, l’intégration toujours plus facile avec des app-tierces… Avec le bon logiciel, la comptabilité n’a jamais été aussi agréable! 

Article initialement publié sur le Blog Spendesk



Comment gérer les prix d’entrée différents dans les levées de fonds successives d’une start-up ?

Le fait que les investisseurs entrent dans le capital d’une société à des prix très différents (généralement de plus en plus élevés) crée mécaniquement des conflits d’intérêt potentiels, en particulier lorsque qu’une sortie ou une nouvelle levée de fonds est envisagée.

Une des protections demandées par les investisseurs lorsqu’ils entrent dans le capital d’une startup a pour objet de les prémunir contre une levée de fonds ultérieure à un prix inférieur à celui auquel ils sont entrés. C’est ce que l’on appelle une clause de ratchet. Cette clause permet aux investisseurs des premiers tours de recevoir des titres gratuitement lors de tours de financement réalisés à des prix plus bas que son prix d’entrée.

La full ratchet permet aux investisseurs historiques de bénéficier rétrospectivement des mêmes conditions financières que les nouveaux entrants. Les fondateurs sont alors très largement dilués puisque de nouvelles actions sont émises gratuitement au profit des investisseurs historiques.

La (broad-based ou narrow-basedweighted average ratchet est un peu moins pénalisante pour les fondateurs. La formule de calcul implique que les investisseurs des premiers tours moyennent à la baisse leur prix d’entrée sans aller jusqu’à bénéficier au global du niveau du dernier tour.

Les clauses de ratchet, très démotivantes pour les managements, sont de moins en moins utilisées dans l’univers des startup. En effet, imaginez les entrepreneurs qui doivent non seulement se battre contre des vents adverses (leur projet n’avance pas aussi rapidement que prévu et sans être un échec, ils ne peuvent délivrer le plan d’affaires initial) et qui doivent, de plus, accepter dans une levée de fonds, de se faire diluer jusqu’à devenir très largement minoritaires dans le capital. Peu de chance que le projet se redresse…

Plus fréquemment maintenant, les pactes d’actionnaires prévoient uniquement une protection pour les derniers entrants en cas de cession de l’entreprise à un prix inférieur à leur prix d’entrée. Cette clause est dite de « liquidité préférentielle ».

Son expression la plus simple est qu’en cas de cession de l’entreprise, le prix de cession est d’abord alloué aux investisseurs du dernier tour jusqu’à remboursement de leur investissement, puis réparti au prorata du capital (s’il reste quelque chose à répartir !). Mais ce schéma simple implique que les entrepreneurs peuvent ne rien toucher si le prix de cession est trop faible…

Un schéma un peu plus complexe est donc généralement retenu. Celui-ci s’articule en trois étapes de répartition du prix de cession :

  • une petite portion du prix (généralement 20 %) est répartie au prorata des participations entre tous les actionnaires. Cela permet aux fondateurs de toucher une somme quel que soit le prix de cession ;
  • le reste du produit de cession est d’abord alloué aux investisseurs de la dernière levée de fonds jusqu’à remboursement de leur investissement (en intégrant le cash touché sur la répartition initiale au prorata) ;
  • puis le résidu (s’il y en a un) est réparti à nouveau entre tous les actionnaires à due proportion de leur participation.

Vous noterez que les clauses de ratchet et de liquidité préférentielle ne sont pas exclusives l’une de l’autre car elles ne s’appliquent pas dans les mêmes circonstances (une levée de fonds dans un cas, une cession ou liquidation dans l’autre).

Source – Compta Online