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Le financement de l’innovation : trouver des fonds pour une startup

À chaque étape du développement d’une entreprise correspond un type de financement adapté. Avec les banques et les institutionnels (BPI France), les business angels, les incubateurs et les fonds de venture capital, le financement des entreprises innovantes se développe.

Certains dirigeants de startup/scaleup en témoignent. Pour eux, le fait de trouver des fonds est de moins en moins compliqué, même avec un produit innovant qui n’a pas encore été mis sur le marché.

Les journées annuelles de l’association française des trésoriers d’entreprises ont eu lieu les 13 et 14 novembre 2018 au Palais Brongniart à Paris. Deux jours de conférences, d’ateliers et de pitchs de startups en recherche de financement se sont déroulées sur les trois étages du palais.

Retour sur l’une des conférences qui s’est déroulée dans le grand auditorium « Financement de l’innovation : la France championne d’Europe ? ».

La courbe du financement de l’innovation : quel type de financement à quel moment ?

La courbe du financement de l’innovation, présentée par Claire Houry, Managing Partner chez Ventech et administratrice de France Digitale comporte cinq phases, de la phase de recherche à la maturité de l’entreprise. Ces cinq phases sont la recherche et le développement, la création, les premiers succès, le décollage et la maturité.

La phase de recherche et développement, avant toute commercialisation du produit est souvent financée, pour des sommes relativement peu importantes, par la love money, les concoursprêts d’honneurs, aides publiques et incubateurs.

Ces premiers types de financements permettent d’obtenir des montants qui peuvent aller de 50 000 à 300 000€. Ensuite, les montants ne font qu’augmenter, passant parfois d’un demi-million d’euros à plus de 10 millions d’euros..

Au fur et à mesure du développement de son chiffre d’affaire, au cours des étapes suivantes, l’entreprise peut ensuite se financer, pour des montants plus importants :

  • auprès des business angels ;
  • par le crowdfunding ;
  • via des fonds d’amorçage.

Avec les premiers succès et jusqu’à la phase de maturité, viennent ensuite le capital risque, le capital développement et les marchés. À ce stade, les fonds levés se chiffrent souvent en millions.

Ici, Claire Houry précise qu’« avant d’aller vers les financements bancaires pour les entreprises innovantes qui ont plusieurs années d’existence, il existe une solution intermédiaire, c’est la dette mezzanine ». Instrument mixte entre dette et capitaux propres, « c’est un bon outil de financement pour les sociétés qui sont proches de la profitabilité et l’instrument n’est pas dilutif du capital ».Voir l’image sur Twitter

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#JAFTE2018 Financement des startups : beaucoup de cash à investir mais du tri à faire pour les fonds comme pour les entrepreneurs.

Les banques s’insèrent dans l’écosystème de financement de l’innovation

Les banques sont de plus en plus présentes dans le financement de l’innovation et des startups. C’est une présence différente des prêts bancaires classiques. Myriam Beque, responsable globale WAI ou We are Innovation de BNP Paribas estime qu’en cas d’innovation, « le banquier peut financer à la fois le court terme, en attendant le versement des aides et subventions et le long terme, aux côtés des autres investisseurs ».

Elle rappelle aussi que « le premier financement de l’innovation, c’est le crédit impôt recherche ou CIRqui n’est absolument pas dilutif du capital ».

Les 4 principaux critères de financement des startups innovantes

Dans le cadre du financement d’une startup innovante, il n’est pas possible de regarder le passé. Très souvent, l’entreprise existe depuis tout juste quelques mois.

Pour Claire Houry, les critères importants sont :

  • l’équipe de management, les fondateurs, la légitimité et la vision des porteurs de projets, leur réalisme, la capacité à attirer de nouveaux talents et les personnes clés à son développement  ;
  • la proposition de valeur de la startup vue par les clients et grandes entreprises qui travaillent avec elle. Dans la plupart des cas, la startup prend des parts de marché à de grosses sociétés en étant plus agiles sur le changement technologique et en devant se différencier ;
  • le marché qui est adressé : les grands points qui font que le marché se développe ou va se développer ;
  • le plan d’exécution : ce sont les différentes étapes du développement de la société. À chaque fois, il s’agit d’estimer les besoins de financement.

Source – ComptaOnline



Création d’entreprise: choisir son statut social et limiter les coûts de création

Monter une société est souvent vu comme une étape difficile, longue et coûteuse, du fait de l’image de l’administration française jugée complexe et lente. Pourtant en 2018, créer une société dans l’Hexagone n’est pas aussi laborieux qu’on pourrait le croire. Alors comment choisir la forme de sa société et pour quels coûts? Nous essayons d’y voir plus clair.

Disclaimer: Il existe des dizaines de statuts possibles, avec des combinaisons de régime fiscal différentes, nous avons donc fait le choix ici de ne regrouper que les plus communes et de simplifier nos explications pour la compréhension de toutes et tous.

Bien choisir le statut de son entreprise : comparaison des statuts disponibles

Pour commencer, il est important de différencier une société d’une entreprise. Une société est une personne morale, c’est-à-dire une entité juridique à part entière. Par définition, cette entité morale, même si elle n’a pas de forme physique, a bien une existence légale et peut ainsi être condamnée pour ses agissements sans que cela n’affecte son représentant légal (si celui-ci ne commet bien sûr pas une faute qui pourrait voir sa responsabilité engagée). C’est pour cela qu’on a coutume de dire que le Gérant d’une SARL n’est pas responsable sur ses biens propres. Pour autant, il est nécessaire de bien se protéger en tant que dirigeant. Une entreprise, même si elle n’est juridiquement pas définie, est indissociable de son représentant. L’entreprise c’est vous.

Quelques questions à se poser au moment de la création d’entreprise

  • Serez-vous seul créateur ou plusieurs co-fondateurs ?
  • Allez-vous faire du commerce ou du conseil ? Sur quel type de biens ?
  • Avez-vous une activité de salarié à côté ou vous lancez-vous à fond dans la création d’entreprise ?
  • Quel capital souhaitez-vous déposer ?

À partir de ces réponses, plusieurs choix s’offrent à vous.

L’entreprise individuelle, le plus simple et le plus rapide

L’entreprise individuelle est sans doute le statut qui correspondra à la majorité des besoins de création pour des personnes qui débutent ou souhaitent se lancer seules et avec une activité majoritairement liée au service. Ce statut est donc adapté pour des artisans, des indépendants (développeur freelance, graphiste) ou les métiers du service à la personne.

L’auto-entreprise : l’idéal pour commencer…

Parmi les choix de structure juridique, le plus connu est l’Auto-entreprise. Ce régime ultra-simplifié est totalement gratuit, ne nécessite pas de capital de départ, pas de compte bancaire dédié, pas de tenue comptable et est très facile à créer ou à dissoudre. Pour créer une auto-entreprise, il suffit de se déclarer comme tel sur le site de l’URSSAF.

…mais pas exempt d’inconvénients

En contrepartie de la simplicité administrative liée à ce régime viennent quelques inconvénients. Une auto-entreprise n’est pas assujettie à la TVA et, en ce sens, tous ses achats sont donc TTC. En d’autres termes, vous achetez plus cher qu’un concurrent qui achèterait sans TVA, c’est donc un désavantage pour faire du négoce et que votre revenu vient de la marge. Autre point négatif, un auto-entrepreneur ne récupère pas ses charges, c’est-à-dire que contrairement à une entreprise « classique », tout ce qu’il achète ne viendra pas en déduction de son résultat et donc de son impôt, ses charges sont calculées sur son chiffre d’affaires quand il l’est sur le bénéfice pour les sociétés.

En revanche, ce statut peut être intéressant et considéré comme un avantage concurrentiel si vous faites de l’import et que vos produits passent entre les mailles des filets des douanes, où vous ne payerez donc ni droits d’importation ni de taxes (cas de nombreux drop-shippers sur Internet)…Attention donc à bien calculer vos marges avant de vous lancer car vous pourriez avoir une mauvaise surprise à la fin…

EIRL, EI, les entreprises individuelles pour séparer pro et perso

D’autres structures juridiques d’entreprises individuelles existent comme l’entreprise individuelle (EI) et l’EIRL. L’Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée aura principalement pour avantage et différence avec l’EI de protéger vos biens propres en cas de faillite individuelle.

Cette structure va vous demander de séparer vos biens propres de ceux appartenant à l’entreprise. Au contraire de l’auto-entreprise, vous devrez avoir un compte bancaire dédié et effectuer les déclarations comptables d’une entreprise. Celle-ci n’a cependant pas de statuts ni de capital social.

Attention aux mauvaises surprises de l’entreprise individuelle

Pour toute entreprise individuelle, il convient de faire attention au chiffre d’affaires que l’on espère faire. En effet, l’URSSAF (qui s’occupe désormais des cotisations sociales de l’ex-RSI) vous demandera un paiement forfaitaire, même si vous ne faites pas de chiffre d’affaires, ainsi que des avances en année 2. Un poids qui peut s’avérer très lourd dans votre budget et qu’il convient donc d’anticiper.

Créer une société seul ou à plusieurs

SARL ou SAS : des régimes pas si différents à première vue

Les sociétés avec associés sont la forme la plus commune dans les startups parce qu’elles permettent de regrouper deux personnes physiques (voire morale) qui souhaitent travailler ensemble dans un cadre légal. Parmi elles, on différencie les Sociétés par Actions Simplifiées (SAS) et les Sociétés À Responsabilité Limitée (SARL). Toutes deux sont cependant soumises aux mêmes règles fiscales (TVA, impôts, etc), doivent détenir un compte bancaire dédié et une tenue comptable avec dépôt de liasse fiscale en fin d’exercice, etc…

Contrairement à une croyance populaire, il n’est pas obligatoire pour une SAS d’avoir un commissaire aux comptes (CAC), celui-ci le deviendra à partir d’un certain seuil de chiffre d’affaires. La principale différence entre une SAS et une SARL va se jouer au niveau du statut de son représentant légal. Une SARL dispose d’un Gérant obligatoirement affilié au régime des indépendants quand une SAS a le choix des cotisations de son mandataire social. La SAS est plus souple pour l’émission de parts sociales et est donc plus avantageuse si vous souhaitez effectuer une levée de fonds.

Société à associé unique pour une plus grande souplesse

Il est également possible de prétendre à ces statuts en étant seul. La SASU et la SARL à associé unique disposent de règles sensiblement similaires à leurs grandes soeurs avec associés. La principale différence se situera au niveau du choix de l’affiliation du président ou gérant.

Créer sa société : quels coûts et comment les minimiser ?

En tant que nouvel entrepreneur et adepte du numérique, il est important et possible pour vous de réduire vos coûts pour vous lancer sereinement. Voici donc quelques astuces pour commencer sans se ruiner.

Pour les entreprises individuelles, il n’y a quasi pas de coût pour l’enregistrement. Vous pouvez donc le faire seul ou vous faire aider en ligne par des services comme LegalStart ou CaptainContrat qui proposent un accompagnement semi-automatique qui va vous permettre d’avoir une relecture professionnelle pour vous assurer que tout soit conforme.

Ces plateformes proposent aussi souvent de s’occuper des formalités d’enregistrement. Le coût moyen de cette prestation varie de 30 à 300€ pour les entreprises individuelles et de 700 et 1500€ pour les sociétés. Dans une SAS, il est aussi recommandé de faire un pacte d’actionnaires qui viendra alourdir un peu plus la facture mais qui permet de déterminer les règles d’émission de parts et de rachat en cas d’augmentation de capital ou de volonté de rupture afin de simplifier une éventuelle séparation des associés.

Bien choisir sa banque quand on crée une entreprise

Pour créer une société, il faut obligatoirement avoir une banque qui dispose d’un compte de dépôt en capital. Ce compte, à usage unique, sert à déposer votre capital qui sera libéré au moment de l’enregistrement de la société.

À ce jour, seules les néo-banques Qonto et anyti.me proposent ce type de service. Il donc impossible d’utiliser N26 ou autre pour la création d’une société, bien qu’il soit autorisé de les utiliser dans le cadre d’une activité de Freelance ou comme compte secondaire. Certains de ces établissements sont gratuits, les autres varient entre 9,90€ et 60€/mois selon les fonctionnalités choisies.

L’avantage de ces nouvelles banques est d’être bien plus simples et agréables à utiliser que les banques traditionnelles et sont surtout « customer centric ». Les banques traditionnelles auront pour elles de vous proposer plus de services au même endroit comme les prélèvements SEPA, un TPE virtuel ou physique, voire un crédit (dans la science fiction 😉 ). Services qu’il faudra ajouter via des tiers comme Stripe pour les néo.

Les frais auxquels on ne pense pas à la création

La plupart du temps, un avocat et un comptable sont nécessaires pour la gestion de votre entreprise. Ces métiers commencent à être digitalisés, des « néo-comptables » et « néo-avocats » commencent à voir le jour sur Internet, comme PayFit pour la gestion des salaires, Compta Clémentine, Fred de la compta, etc… Cependant, ces services ne sont clairement pas donnés et pour certains pas au point. Leurs tarifs ne sont pas toujours concurrentiels par rapport à un comptable traditionnel avec qui vous aurez une relation de proximité et de conseil toute particulière. Prenez donc bien en compte l’ensemble des éléments dans votre choix.  Certains outils d’aide à la décision et à l’organisation comme Ipaidthat qui collecte les factures fournisseurs peuvent s’avérer utiles.

Quelques astuces pour récupérer des fonds à la création

On n’y pense pas forcément, mais si par exemple votre ordinateur a été acheté dans un délai raisonnable avant la création de la société, il est possible de passer la facture sur la société pour récupérer la charge, la TVA et se rembourser.

Si celui-ci a été acheté il y a plus de six mois, il est également possible de l’apporter en compte courant en le vendant à la société et se rembourser quand celle-ci en a les moyens. C’est une méthode pratique et tout à fait légale pour récupérer un peu d’argent sur les investissements que vous avez fait pour l’ouverture de votre boîte. Cela permet aussi de garder l’avantage de la garantie accordée aux particuliers que vous n’aurez pas en cas d’achat par la société. Attention bien sûr à ne pas surévaluer la valeur de vos apports et à ce qu’ils soient légitimes pour éviter qu’ils ne soient considérés comme un abus de bien social.

Peut-on créer sa société avec 0€ ?

En résumé, démarrer une activité économique peut coûter 0€ si vous restez autonome dans la création et que vous effectuez une activité de conseil qui a peu de charges. Si celle-ci prend de l’ampleur ou que vous vous associez, il faudra ouvrir (ou se transformer en) une société, qui entraînera de manière incompressible des charges allant d’une centaine à plusieurs milliers d’euros selon la complexité de votre dossier pour sa seule création.

Bien que la création d’une société soit plus onéreuse dans l’immédiat, si votre entreprise fait rapidement du chiffre d’affaires, cela peut être plus rentable pour récupérer les charges et vous rembourser certains investissements.  Par ailleurs, si vous n’avez pas les moyens de vivre de votre activité dans l’immédiat, il vaudra mieux passer par le régime d’entreprise (vs société) pour limiter les charges sociales incompressibles.

Vous trouverez ci dessous un petit tableau récapitulatif des différents statuts et coûts associés

Statut Coût initial Capital mini Compte bancaire professionnel ? Délai de création
(obtention du KBIS)
Coûts annuels Rémunération du fondateur
Auto-entreprise 0€ 0€ Non 1 à 2 semaines CFE (±300€) Revenu dégagé par l’activité – IR
EIRL ±100€ 0€ Oui 2 à 4 semaines CFE & cotisations sociales Revenu dégagé par l’activité – IR
SAS ±1000€ 1€ Oui 2 à 4 semaines CFE et frais de comptable/juridiquesIS ou IR Salaire
Dividendes
SARL ±300€ 1€ Oui 2 à 4 semaines CFE et frais de comptable/juridiquesIS ou IR Indemnité de gestion ou salaire
Dividendes

 

Sources : Le coin des entrepreneurs

Les start-up attractives des métiers du Chiffre en France en 2018

Le réseau social professionnel LinkedIn vient de publier son classement des 25 start-up les plus attractives en France qui s’intitule LinkedIn Top Startups 2018. La mise en lumière est faite sur des « jeunes pousses qui sont à la pointe des innovations en France », selon le réseau social.

 

De quoi tient compte le classement ?

Le classement tient compte de 4 critères :

  • la croissance des effectifs (15% minimum d’augmentation des effectifs sur 1 an) ;
  • les interactions sur la plateforme avec l’entreprise et ses employés ;
  • l’intérêt pour les offres d’emploi diffusées par la start-up ;
  • la capacité de la start-up à attirer les talents parmi les grands groupes.

 

Comment faire partie du classement ?

Voici les conditions :

« Pour être éligibles, les entreprises doivent être indépendantes et privées, compter 50 salariés ou plus, avoir 7 ans ou moins, et avoir leur siège social dans le pays de la liste sur laquelle elles apparaissent. Ont été exclus: les cabinets de recrutement, les think-tanks, les associations, les accélérateurs et les organismes publics. »

 

Quelles sont les 4 start-up attractives des métiers du chiffre ?

Vous pouvez retrouver le classement complet des 25 start-up sur le réseau social LinkedIn.

1- Payfit

Payfit

Domaine : Technologies et services de l’information

A propos : Gestion facilitée et simplifiée de la paie des employés

Missions : Plus besoin d’être un expert pour s’occuper de la paie, éditer automatiquement les bulletins de paie des salariés et les déclarations sociales, en seulement quelques minutes chaque mois.

Site internet : www.payfit.com

Effectifs : 121

Année de création : 2015

Siège social : Paris

 

3- Qonto

Qonto

Domaine : Services financiers

A propos : Qonto fournit aux entrepreneurs et startups un compte courant et des cartes Mastercard en moins de 5 minutes.

Missions : Révolutionner l’online banking en combinant technologie, design et simplicité d’utilisation.

Site internet : www.qonto.eu

Effectifs : 79

Année de création : 2016

Siège social : Paris

 

9- Tiller Sysytems

Tiller Systems

Domaine : Logiciels informatiques

A propos : Solutions d’encaissement et de gestion

Missions : Simplifier la gestion quotidienne des commerçants en analysant en temps réel les performances.

Site internet : www.tillersystems.com

Effectifs : 145

Année de création : 2014

Siège social : Paris

 

17- Lendix

Lendix

Domaine : Services financiers

A propos : Plateforme qui permet aux PME d’emprunter directement auprès de prêteurs individuels et institutionnels sans passer par les banques

Missions : Les prêteurs investissent leurs économies de manière utile et rentable pour faciliter le financement de l’économie réelle, tandis que les entreprises trouvent de nouvelles sources de financement simples et efficaces indépendamment des banques.

Site internet : www.lendix.com

Effectifs : 82

Année de création : 2014

Siège social : Paris

Source – ComptaOnline

L’intelligence artificielle et les experts-comptables en pratique

L’intelligence artificielle ou IA arrive, d’une manière ou d’une autre dans les entreprises et les cabinets d’expertise comptable. Sa matière première, le big data repose sur les données que créent chaque jour les internautes.

Elle « recouvre beaucoup de technologies : data-mining, deep learning, machine learning, reconnaissance textuelle, reconnaissance vidéo, analyse de sentiments » mais ce n’est « pas une baguette magique. Elle doit être entraînée pour répondre à une problématique » précise Frédérique Lefaudeux, data scientist, dirigeante de Datapulse.

Or, pour obtenir cet entraînement, elle a besoin de la connaissance des comptables et des experts-comptables. « Cette connaissance est encore précieuse même si l’intelligence artificielle en prendra sans doute une partie » estime à son tour Hervé Gbego, expert-comptable.

 

« Les grands spécialistes de l’intelligence artificielle vont permettre la création des IA spécifiques »

Ces grands spécialistes qui sont au nombre de trois, IBM, Microsoft et Google « ne s’intéressent pas directement au secteur de l’expertise comptable ou à la comptabilité des entreprises » rapporte Hervé Gbego.

Leurs clients éditeurs de logiciels ou startups pourront créer des IA spécifiques, « à condition d’avoir accès à la connaissance adéquate, celle que détiennent encore actuellement les experts-comptables ».

Car les intelligences artificielles sont des « ensembles de programmes et de modules qu’il faut personnaliser pour répondre à une problématique. Le temps de choisir les bons modules et d’entraîner l’intelligence artificielle, un délai de six mois minimum s’écoule pour des problématiques simples » témoigne Frédérique Lefaudeux.

Il n’en est pas moins vrai que « les hommes et les machines qui travaillent ensemble permettent d’obtenir les meilleurs résultats. Ce postulat de base intéressant se rencontre notamment en médecine ou dans les jeux ».

Pour Hervé Gbego, « l’intelligence artificielle est une opportunité pour travailler mieux avec l’homme, ni sans lui, ni pour le remplacer ».

Les experts-comptables « devraient créer leur propre intelligence artificielle » pour rester maîtres de leurs connaissances et de leurs données.

 

« L’intelligence artificielle change la donne, il ne s’agit plus de faire la même chose, mieux, mais de tout changer. »

Les possibilités d’utilisation de l’intelligence artificielle sont nombreuses et leur diversité montre bien qu’il ne s’agit pas simplement de travailler mieux ou plus vite qu’auparavant.

Le premier exemple concret en comptabilité est très certainement la révision ou le contrôle des comptes. Souvent réalisés par échantillonnage pour les plus grandes entreprises, les algorithmespermettent déjà les contrôles exhaustifs. « La machine apporte ici l’exhaustivité, l’absence de fatigue, la vitesse d’exécution etc. » estime Frédérique Lefaudeux.

Sa capacité à détecter les patterns atypiques peut déjà servir dans la détection de la fraude. Mais pour celà, « il faut beaucoup de données et l’intervention humaine pour lever les exceptions qui ne sont pas anormales ou frauduleuses ». L’intelligence artificielle peut ensuite apprendre à « repérer les signaux faibles dans les données et aider à prédire le risque de fraude ».

Et ce n’est pas tout. Les réseaux de données disponibles sur internet peuvent aussi

  • « permettre d’anticiper les risques de défaillance en chaîne, surtout dans des situations assez locales où les entreprises peuvent dépendre les unes des autres » ;
  • « aider à prendre des décisions au-delà du seul aspect financier » ;
  • « anticiper les difficultés de trésorerie et aider les entreprises à trouver des investisseurs ».

La prise en compte des questions liées à l’environnement a incité certains hôtels à se tourner vers des solutions de blanchisserie plus propres mais 30% plus chères. « La communication autour du projet et le fait de proposer aux clients de ne pas laver leurs serviettes tous les jours a très largement compensé le surcoût ».

L’analyse des flux bancaires et « le fait de les croiser avec des patterns de facturation permet à l’intelligence artificielle de mettre en place des modèles de prédiction de la trésorerie qui tiennent compte de la saisonnalité de l’activité ».

Sur le modèle de certains sites de rencontres, il est même « possible d’imaginer des rencontres entre entreprises et investisseurs ou entre cédant ou repreneurs en cas de transmission d’entreprises » témoigne encore Frédérique Lefaudeux. L’intelligence artificielle permet alors de faciliter les transactions.

Pour Hervé Gbego, « il ne s’agit pas de renoncer à la tenue comptable mais d’abandonner notre façon de tenir les comptes sans abandonner la data comptable qui est stratégique ». L’expert-comptable pourra « vraiment faire des choses extraordinaires, à condition d’avoir de la donnée structurée à sa disposition ».

Source – ComptaOnline

SHARKR AIDE LES START-UP À BOOSTER LEUR ACTIVITÉ COMMERCIALE

Cette entreprise apprend aux jeunes pousses à booster leur activité commerciale. En un temps record.

Passer un temps excessif à mettre au point son produit ; ne pas avoir vérifié l’existence d’un marché ; se perdre dans les méandres juridiques… A force de voir les entrepreneurs commettre les mêmes erreurs, Vincent Jouanne (22 ans) et Maxime Charvet (27 ans) se sont décidés à lancer un accélérateur pour les aider à éviter les écueils et à se développer. Sharkr (prononcez “sharkeur”) accueille les start-up par groupe de dix, tous secteurs d’activité confondus. Cyber sécurité, ressources humaines, foodtech ou carrosserie, tout le monde peut postuler.

Condition impérative, toutefois : être en phase de démarrage. “Nous ne prenons que des start-up early stage, comptant juste un produit et quelques clients. Et nous privilégions les équipes de deux ou trois personnes dont les profils sont complémentaires”, indique Vincent Jouanne (photo ci-dessous). Pour le reste, ce programme très court (quarante-cinq jours) insiste sur le développement de l’activité commerciale des jeunes pousses. “Notre objectif est de multiplier au moins par cinq l’acquisition de nouveaux clients.”

Pitcher

Pour y parvenir, les deux créateurs proposent aux start-uppeurs de rencontrer des personnalités du Web (le youtubeur Hugo Posay) et du business (Hannah Oiknine, PDG de Babbler, Olivier Hersent, PDG d’Actility) afin de partager leur expérience. Et leur offrent l’opportunité de pitcher devant des entrepreneurs et des investisseurs. L’accompagnement est quotidien. “Nous les interrogeons sur les actions menées durant la journée et sur leurs objectifs du lendemain, de façon à pouvoir repérer les impasses.” En contrepartie, Sharkr prend 1% de leur capital. La deuxième promotion vient de démarrer. Il est déjà possible de candidater à la troisième. sharkr.co

Source – Capital.fr

HR HACKING : S’INSPIRER DU MODE STARTUP POUR INNOVER

À travers les méthodes agiles, les outils numériques ou les pitchs managériaux, le mode startup s’est développé depuis plus d’une dizaine d’années dans nos grandes entreprises. Pourtant, des freins subsistent… L’analyse de Nathalie Schipounoff, cofondatrice du cabinet Le Leader Digital et responsable pédagogique de l’eMBA « DRH & Transformation« , parue de la revue RH&M.

e mode startup  a sans aucun doute déjà permis de gagner en agilité, voire en créativité.

Pourtant la rencontre entre ces deux mondes ressemble encore à un amour contrarié. Le growth hacking, autre méthode venue des startups, s’y invite à son tour. Il pourrait offrir aux RH, comme chez GRDF ou BNP PARIBAS, l’opportunité d’une nouvelle posture  pour résoudre ce paradoxe.

Le compte n’y est pas. Ce n’est pas faute d’y avoir mis les moyens, entre les open spaces, les selfies de la dernière learning expedition ou le proof of concept conçu avec les imprimantes 3D du Fablab. Dans les grandes entreprises, la culture digitale reste encore inégalement répartie et les circuits de décision coincés quelque part au 8e étage.

Les départements de l’IT et du Marketing n’ont eu d’autres choix que d’adopter le digital. Dommage pour le reste de l’entreprise car dans « transformation digitale », le mot le plus important, c’est « transformation », là où les RH aurait dû jouer un rôle de premier plan.

Mobiliser les capacités d’innovations

L’avènement de la DT (data technology) ouvre de nouvelles perspectives et constitue une belle opportunité pour les RH de reprendre l’initiative, voire du leadership sur le sujet afin notamment d’attirer et fidéliser les talents. L’innovation dans les RH devient d’autant plus stratégique que la pression actionnariale se fait sentir au détriment parfois des salariés ou de l’investissement en R&D.

Inspiré du growth hacking, une méthode et surtout un état d’esprit chers aux startuppers, le « HR Hacking » mobilise les capacités d’innover dans les RH. Il permet concrètement d’économiser, d’accélérer, et de viraliser les actions grâce à une approche des RH plus « business » et plus centrée sur les utilisateurs. Il évite en principe que le mode startup soit seulement un prétexte de team building ou un simple effet de mode.

Pour ce faire, la mise en oeuvre du HR Hacking présuppose de capitaliser sur trois grands facteurs clés de succès : des offres de service orientées plus que jamais sur les collaborateurs, l’analyse pertinente des datas et de nouvelles postures professionnelles.

Par pertinence des datas, il s’agit d’être au plus près des réalités sociales. Si les collaborateurs sont amenés, par exemple, à remplir leurs relevés des activités mensuelles (RMA) sur une base de 7h par jour, WE exclus, pour être en conformité avec les contraintes de l’outil logiciel, la data est de fait biaisée économiquement. Plus gênant encore, le lien avec le turn-over des cadres ou les arrêts maladies sera d’autant plus difficile à établir.

Nouvelles postures

Le « hack », quel qu’il soit, ne permettra pas d’effectuer le bon point de bascule, du fait d’une confusion entre causalité et corrélations, et d’une mauvaise efficience de la data. Par nouvelles  postures, il s’agit d’avancer sans préjugé, de co-apprendre avec les utilisateurs, d’apporter des solutions grâce à une hyper segmentation et de procéder à une connaissance des collaborateurs qui va au-delà de l’ancienneté, des grilles de salaire ou des niveaux de diplômes.

La pensée divergente, riche, rapide et créative prime sur la pensée convergente ou de synthèse. Les métriques de rétention sont tout aussi importantes que ceux de la conversion.

Par exemple, le plus petit dénominateur commun des usagers actifs compte autant, voire plus, que le nombre d’inscrits à un RSE, ou l’impact financier et humain d’un management désincarné plus que l’investissement d’une dématérialisation par le numérique.

Bref, le HR Hacking, c’est une autre façon de penser et de vivre les RH en entreprise, comme en témoigne très concrètement les expériences réussies menées chez GRDF et BNP Paribas.

Cet article est extrait de la Revue RH&M n°70 de juillet 2018. Vous pouvez lire l’intégralité de l’articles de ce numéro dans la revue RH&M. 

A propos 

La Revue RH&M, a été créée en janvier 2001 par Edgard Added, président du groupe RH&M, directeur de la revue et co-auteur du « DRH du 3ème Millénaire ». La Revue RH&M, à parution trimestrielle, se veut être un véritable espace d’expression et d’échanges d’expériences entre les professionnels, les différents acteurs des ressources humaines et les experts du management. Elle se distingue des autres supports par son concept et sa spécificité. La Revue RH&M est une revue professionnelle rédigée par des professionnels RH pour des professionnels RH, favorisant l’échange de bonnes pratiques. Informations et abonnements : RH&M

Source – FocusRH

 

4 informations startup à retenir ce 24 septembre 2018

Chaque jour, retrouvez dans notre article EnBref les informations startup à côté desquelles il ne faut pas passer.

L’intelligence artificielle au service de la prévention des famines

Microsoft, Amazon et Google ont décidé de s’associer aux organisations internationales pour prévenir le risque des famines dans le monde en utilisant l’intelligence artificielle, selon une initiative dévoilée dimanche. Plutôt que de s’attaquer à la famine une fois qu’elle a fait de nombreuses victimes, les géants des hautes technologies « utiliseront le pouvoir des données » afin d’analyser, anticiper les situations à risques et passer à l’action avant qu’elles ne dégénèrent en une véritable crise humanitaire, expliquent la Banque mondiale et les Nations Unies dans un communiqué.

Information AFP

Criteo s’offre Storetail

Criteo, la pépite française du ciblage publicitaire, annonce aujourd’hui l’acquisition de la plateforme technologique française Storetail, fondée en 2014 et spécialiste du Trade Marketing. Une opération qui permet à Criteo d’intégrer la technologie de Storetail à son offre afin d’offrir une plateforme de monétisation complète aux retailers. « Cette acquisition est en ligne avec la stratégie de Criteo, passant d’un produit unique à une solution de plateforme proposant de multiples produits », précise l’entreprise. 

SPIE et l’IoT Valley s’associent autour des objets connectés

SPIE France annonce aujourd’hui avoir signé un partenariat avec l’écosystème de startups spécialisées dans les objets connectés IoT Valley afin de proposer à ses clients des solutions adaptées à leurs besoins en matière d’IoT et d’innovation. Cet accord, qui a pour objectif de « partager une vision, des solutions, des savoir-faire et expériences autour des objets connectés », permettra entre autres à SPIE France d’accéder à l’accélérateur « Connected Camp » ainsi que de participer, en tant que partenaire, lors des événements organisés régulièrement par l’IoT Valley.

MK’ICE, lauréat du concours Corsica Innova

Organisé par ACG Management, Corsica Innova est un concours qui a pour vocation de soutenir le développement des jeunes entreprises innovantes corses dans des secteurs à forte croissance. Son objectif : identifier des projets prometteurs, et pour les plus convaincants d’entre eux, accompagnement leur financement.

Pour sa deuxième édition, c’est la startup MK’ICE, spécialisée dans la distribution de glaçons grâce à son distributeur intelligent « Kiosk’ice », qui remporte le prix « Corsica Innova 2018 ». La startup bénéficiera d’un ticket d’investissement de l’ordre de 250 000 euros, correspondant à ses besoins de financement, mais aussi de l’accompagnement d’ACG Management pendant toute la durée de
l’investissement.

Source – Maddyness